Vos questions, nos réponses

Les questions et réponses les plus populaires sur le traitement du Pectus Excavatum et Syndrome de Poland par implant 3D sur mesure.

 

Quel est le coût de l’implant? L’opération est-elle prise en charge par la sécurité sociale ?

En France, pour un patient affilié à la sécurité sociale, les frais de consultations, intervention et hospitalisation sont pris en charge (hors dépassement d'honoraires dans les cliniques privées). Les implants peuvent également être pris en charge dans certains établissements. Dans les autres établissements, une demande d'entente préalable peut être effectuée auprès de la Sécurité Sociale. 

 

Comment se passe l’opération ? Combien de temps dure l’hospitalisation ?

L’intervention se passe sous anesthésie générale et dure moins d’une heure. L’hospitalisation dure 3 jours.

 

Y a-t-il des risques liés à l’intervention ? des risques de rejet de l’implant?

Les risques d’ hématomes sont exceptionnels (3 cas sur 400 enregistrés) et  il n’y a pas de risque de rejet immunitaire, dans la mesure où l’implant est un corps étranger constitué de molécules de silice, inconnues de l’organisme qui ne peut donc fabriquer d’anticorps.

 

Les suites opératoires sont-elles douloureuses ?

Les suites opératoires sont peu douloureuses et se traitent par antalgiques simples.

 

Quel suivi/surveillance faut-t-il réaliser suite à l’intervention ?

L’œdème  post-opératoire génère un épanchement séreux (sérome) qu’il faut ponctionner à 8 jours, sans douleur. La ponction peut-être renouvelée selon les cas.

 

Quand peut-on reprendre le sport ? Quels types de sports ?           

Après un délai de 3 mois, tous les sports peuvent être repris sans exception, ce qui n’est pas toujours le cas avec les autres techniques

 

Y a-t-il un arrêt de travail ? De quelle durée ?

Il est conseillé un arrêt de travail de 15 jours pour les sédentaires et 30 jours pour les métiers physiques

 

Quelle est la durée de vie de l’implant?

L’implant est mis en place à vie: il est inaltérable, increvable, incassable, et ne peut subir de coque rétractile, contrairement aux implants mammaires remplis de gel de silicone.

 

En quoi est fait l’implant?

Il s’agit d’un élastomère de silicone de qualité médicale, fourni par NUSIL, leader mondial du silicone médical. Sa consistance est celle d’une gomme plus ou moins souple, selon l’épaisseur et l’indication. L’implant n’est pas fait en gel de silicone comme les implants mammaires. De ce fait l’implant est inaltérable, incassable et increvable.

 

Quelles démarches dois-je engager pour me faire opérer ? Quels examens préalables ?

Il faut tout d’abord consulter un chirurgien conseil ou référent. Puis effectuer un scanner 3D du thorax et des photos numériques de face et de ¾ gauche et droite.

 

Où puis-je me faire opérer ? Comment choisir mon chirurgien ?

Nous référençons pour vous des médecins pouvant pratiquer l’intervention (voir la carte des centres référents). Ces chirurgiens sont reconnus dans leur profession, et ont reçu une formation spécifique pour pouvoir placer nos implants sur mesure. La liste des centres référents va s’allonger mois après mois.

 

A quel âge peut-on se faire opérer ?

On peut se faire opérer à partir de 15 ans, après la puberté. Et jusqu’à 60 ans environ.

 

Y a-t-il des contre-indications pour cette opération ?

Aucune contre-indications, si ce n’est un état de santé général interdisant une anesthésie générale.

 

Peut-on combiner la pose de ces implants sur mesure avec des implants mammaires ?

Oui mais en deux temps opératoires, les interventions doivent être espacées de 6 mois au moins, en commençant toujours par l’implant thoracique. En cas d’asymétrie mammaire due à un pectus, la seule présence de l’implant thoracique peut parfois corriger l’asymétrie et donner du volume aux seins.

 

Concernant le pectus, quel avantage par rapport aux techniques de Nuss ou de Ravitch ?

Il s’agit d’une technique en un seul temps opératoire, sans modification orthopédique de la cage thoracique, et donc beaucoup moins invasive, douloureuse et invalidante. Cette technique ne présente pas de risque de récidive ou de résultats insuffisants.

 

Concernant le pectus, la cloche d’aspiration (Vacuum Bell) peut-elle éviter une telle intervention?

Elle est censée le faire, mais à ce jour ce n’est pas démontré par des travaux scientifiques de niveaux suffisants (Evidence based medecine). De plus c’est une lourde  contrainte pour un enfant.

 

Concernant le pectus, cette technique est-elle recommandée en cas de troubles fonctionnels, type difficultés respiratoires ?

Non cette technique ne prétend pas corriger les troubles fonctionnels cardiaques ou respiratoires, pouvant être engendrés dans des cas très rares par un Pectus Excavatum. Il faut consulter un pneumologue, qui pourra orienter le patient vers un chirurgien thoracique. C’est ce dernier qui pourra déterminer la technique la plus adéquate, entre une chirurgie remodelante type Nuss ou Ravich ou un implant sur mesure.